15 juillet 2009
À Paris au mois d'août
Un seul être vous manque ? Et tout est dépeuplé ! [1]
Lamartine — Le lac !
Ainsi, toujours poussés vers de nouveaux rivages,
Dans la nuit éternelle emportés sans retour,
Ne pourrons-nous jamais sur l′océan des âges
Jeter l′ancre un seul jour ?
Ô lac ! l′année à peine a fini sa carrière,
Et près des flots chéris quelle devait revoir,
Regarde ! je viens seul m′asseoir sur cette pierre
Où tu la vis s′asseoir !
Tu mugissais ainsi sous ces roches profondes ;
Ainsi tu te brisais sur leurs flancs déchirés ;
Ainsi le vent jetait lécume de tes ondes
Sur ses pieds adorés.
Un soir, t′en souvient-il ? nous voguions en silence ;
On n′entendait au loin, sur l′onde et sous les cieux,
Que le bruit des rameurs qui frappaient en cadence
Tes flots harmonieux.
Tout à coup des accents inconnus à la terre
Du rivage charmé frappèrent les échos,
Le flot fut attentif, et la voix qui m′est chère
Laissa tomber ces mots :
“ Ô temps, suspends ton vol ! et vous, heures propices,
Suspendez votre cours !
Laissez-nous savourer les rapides délices
Des plus beaux de nos jours !
“ Assez de malheureux ici-bas vous implorent ;
Coulez, coulez pour eux ;
Prenez avec leurs jours les soins qui les dévorent ;
Oubliez les heureux.
“ Mais je demande en vain quelques moments encore,
Le temps m′échappe et fuit ;
Je dis à cette nuit : “ Sois plus lente ” ; et l′aurore
Va dissiper la nuit.
“ Aimons donc, aimons donc ! de l′heure fugitive,
Hâtons-nous, jouissons !
L′homme n′a point de port, le temps n′a point de rive ;
Il coule, et nous passons ! ”
Temps jaloux, se peut-il que ces moments d′ivresse,
Où l′amour à longs flots nous verse le bonheur,
S′envolent loin de nous de la même vitesse
Que les jours de malheur ?
Hé quoi ! n′en pourrons-nous fixer au moins la trace ?
Quoi ! passés pour jamais ? quoi ! tout entiers perdus ?
Ce temps qui les donna, ce temps qui les efface,
Ne nous les rendra plus ?
Éternité, néant, passé, sombres abîmes,
Que faites-vous des jours que vous engloutissez ?
Parlez : nous rendrez vous ces extases sublimes
Que vous nous ravissez ?
Ô lac ! rochers muets ! grottes ! forêt obscure !
Vous que le temps épargne ou qu′il peut rajeunir,
Gardez de cette nuit, gardez, belle nature,
Au moins le souvenir !
Qu′il soit dans ton repos, qu′il soit dans tes orages,
Beau lac, et dans l′aspect de tes riants coteaux,
Et dans ces noirs sapins, et dans ces rocs sauvages
Qui pendent sur tes eaux !
Quil soit dans le zéphyr qui frémit et qui passe,
Dans les bruits de tes bords par tes bords répétés,
Dans l′astre au front d′argent qui blanchit ta surface
De ses molles clartés !
Que le vent qui gémit, le roseau qui soupire,
Que les parfums légers de ton air embaumé,
Que tout ce quon entend, l′on voit et l′on respire,
Tout dise : “ Ils ont aimé ! ”
L′isolement
Souvent sur la montagne, à l′ombre du vieux chêne,
Au coucher du soleil, tristement je m′assieds ;
Je promène au hasard mes regards sur la plaine,
Dont le tableau changeant se déroule à mes pieds.
Ici, gronde le fleuve aux vagues écumantes ;
Il serpente, et s′enfonce en un lointain obscur ;
Là, le lac immobile étend ses eaux dormantes
Où l′étoile du soir se lève dans l′azur.
Au sommet de ces monts couronnés de bois sombres,
Le crépuscule encor jette un dernier rayon,
Et le char vaporeux de la reine des ombres
Monte, et blanchit déjà les bords de l′horizon.
Cependant, s′élançant de la flèche gothique,
Un son religieux se répand dans les airs,
Le voyageur s′arrête, et la cloche rustique
Aux derniers bruits du jour mêle de saints concerts.
Mais à ces doux tableaux mon âme indifférente
N′éprouve devant eux ni charme ni transports,
Je contemple la terre ainsi qu′une ombre errante :
Le soleil des vivants n′échauffe plus les morts.
De colline en colline en vain portant ma vue,
Du sud à l′aquilon, de l′aurore au couchant,
Je parcours tous les points de l′immense étendue,
Et je dis : “ Nulle part le bonheur ne m′attend. ”
Que me font ces vallons, ces palais, ces chaumières,
Vains objets dont pour moi le charme est envolé ?
Fleuves, rochers, forêts, solitudes si chères,
Un seul être vous manque, et tout est dépeuplé.
Que le tour du soleil ou commence ou s′achève,
D′un oeil indifférent je le suis dans son cours ;
En un ciel sombre ou pur qu′il se couche ou se lève,
Qu′importe le soleil ? je n′attends rien des jours.
Quand je pourrais le suivre en sa vaste carrière,
Mes yeux verraient partout le vide et les déserts ;
Je ne désire rien de tout ce qu′il éclaire,
Je ne demande rien à l′immense univers.
Mais peut-être au-delà des bornes de sa sphère,
Lieux où le vrai soleil éclaire d′autres cieux,
Si je pouvais laisser ma dépouille à la terre,
Ce que jai tant rêvé paraîtrait à mes yeux !
Là, je m′enivrerais à la source où j′aspire ;
Là, je retrouverais et l′espoir et l′amour,
Et ce bien idéal que toute âme désire,
Et qui n′a pas de nom au terrestre séjour !
Que ne puis-je, porté sur le char de l′Aurore,
Vague objet de mes vœux, m′élancer jusqu′à toi !
Sur la terre d′exil pourquoi restè-je encore ?
Il n′est rien de commun entre la terre et moi.
Quand la feuille des bois tombe dans la prairie,
Le vent du soir sélève et l′arrache aux vallons ;
Et moi, je suis semblable à la feuille flétrie :
Emportez-moi comme elle, orageux aquilons !
Souvenir
En vain le jour succède au jour,
Ils glissent sans laisser de trace ;
Dans mon âme rien ne t′efface,
Ô dernier songe de l′amour !
Je vois mes rapides années
S′accumuler derrière moi,
Comme le chêne autour de soi
Voit tomber ses feuilles fanées.
Mon front est blanchi par le temps ;
Mon sang refroidi coule à peine,
Semblable à cette onde qu′enchaîne
Le souffle glacé des autans.
Mais ta jeune et brillante image,
Que le regret vient embellir,
Dans mon sein ne saurait vieillir
Comme l′âme, elle n′a point d′âge.
Non, tu n′as pas quitté mes yeux;
Et quand mon regard solitaire
Cessa de te voir sur la terre,
Soudain je te vis dans les cieux.
Là, tu m′apparais telle encore
Que tu fus à ce dernier jour,
Quand vers ton céleste séjour
Tu t′envolas avec l′aurore.
Ta pure et touchante beauté
Dans les cieux même ta suivie ;
Tes yeux, où s′éteignait la vie,
Rayonnent d′immortalité !
Du zéphyr l′amoureuse haleine
Soulève encor tes longs cheveux ;
Sur ton sein leurs flots onduleux
Retombent en tresses d′ébène,
L′ombre de ce voile incertain
Adoucit encor ton image,
Comme l′aube qui se dégage
Des derniers voiles du matin.
Du soleil la céleste flamme
Avec les jours revient et fuit ;
Mais mon amour na pas de nuit,
Et tu luis toujours sur mon âme.
C′est toi que j′entends, que je vois,
Dans le désert, dans le nuage;
L′onde réfléchit ton image;
Le zéphyr m′apporte ta voix.
Tandis que la terre sommeille,
Si j′entends le vent soupirer,
Je crois t′entendre murmurer
Des mots sacrés à mon oreille.
Si j′admire ces feux épars
Qui des nuits parsèment le voile,
Je crois te voir dans chaque étoile
Qui plaît le plus à mes regards.
Et si le souffle du zéphyr
M′enivre du parfum des fleurs.
Dans ses plus suaves odeurs
C′est ton souffle que je respire.
C′est ta main qui sèche mes pleurs,
Quand je vais, triste et solitaire,
Répandre en secret ma prière
Près des autels consolateurs.
Quand je dors, tu veilles dans l′ombre ;
Tes ailes reposent sur moi ;
Tous mes songes viennent de toi,
Doux comme le regard d′une ombre.
Pendant mon sommeil, si ta main
De mes jours déliait la trame,
Céleste moitié de mon âme,
J′irais m′éveiller dans ton sein !
Comme deux rayons de l′aurore,
Comme deux soupirs confondus,
Nos deux âmes ne forment plus
Qu′une âme, et je soupire encore !
Pas d′illustration sonore ou visuelle pour ce poème !
Et voici pourquoi je reçois de nombreux messages signés “ Catherine ” :
[1] La solitude morale dans laquelle vous êtes plongé vous ferme tous les horizons tant et si bien que le monde paraît dépeuplé.
Texte qui aux temps les plus forts des discussions Hadopi, était devenu : “Internet vous manque et tout est dépeuplé !”
15 juin 2009
Eau de feu
Je suis… sous !
Sur GrooveShark
— Claude Nougaro — Je
suis sous…
Je suis sous, sous, sous
Sous ton balcon
Comme Roméo
Oh Oh Marie-Christine
Je reviens comme l′assassin
Sur les lieux de son crime
Mais notre amour n′est pas mort
Hein ? dis-moi que non
Depuis que l′on s′est quitté
Je te jure que j′ai bien changé
Tu ne me reconnaîtrais plus
Et d′abord je ne bois plus
Je suis rond, rond, rond
Rongé d′remords
J′suis un salaud
Oh Oh Marie-Christine
Je t′en prie encore une fois
Montre-toi magnanime
Donne-moi une chance encore
Dis ! recommençons
En moi il y a du bon aussi
Ne m′fais pas plus noir que j′suis !
J′suis bourré, bourré, bourré
De bonn′s intentions
J′ai trouvé du boulot
Oh Marie-Christine
C′est sérieux, j′ai balancé
Mon dictionnaire de rimes
Je n′écris plus de chansons
Non ! J′travaille pour de bon
Mes copains que tu n′aimais pas
Maintenant ils rigolent sans moi
D′ailleurs je t′les ai amenés
Tu n′as qu′à leur demander
On est sous, sous, sous
Sous ton balcon
Comme Roméo
Oh Oh Marie-Christine
Ne fais pas la sourde oreille
A ce cri unanime
Je t′en supplie, mon trésor
Réponds ! Réponds !
Marie-Christine
Ne me laisse pas seul
Bon ! Puisque c′est ça
J′vais me saouler la gueule !
À l′attention des Juliette de tous les Roméo transis !
Paroles via LyricsCopy !
14 mai 2009
Affiche mal
Lettre à… France !
Via iMeem —
Michel Polnareff
— Lettre à France
Il était une fois
Toi et moi
N′oublie jamais ça
Toi et moi !
Depuis que je suis loin de toi
Je suis comme loin de moi
Et je pense à toi tout bas
Tu es à six heures de moi
Je suis à des années de toi
C′est ça être là-bas
La différence
C′est ce silence
Parfois au fond de moi
Tu vis toujours au bord de l′eau
Quelquefois dans les journaux
Je te vois sur des photos
Et moi, loin de toi
Je vis dans une boite à musique
Electrique et fantastique
Je vis en chimérique
La différence,
C′est ce silence
Parfois au fond de moi
Tu n′es pas toujours la plus belle
Et je te reste infidèle
Mais qui peut dire l′avenir
De nos souvenirs ?
Oui, j′ai le mal de toi parfois
Même si je ne le dis pas
L′amour c′est fait de ça
Il était une fois
Toi et moi
N′oublie jamais ça
Toi et moi !
Depuis que je suis loin de toi
Je suis comme loin de moi
Et je pense à toi là-bas
Oui, j′ai le mal de toi parfois
Même si je ne le dis pas
Je pense à toi tout bas
-
Voir aussi ici !
21 avril 2009
C'était les
Escaliers… 2004 !

Ce matin là,
elle était au pied de l’escalier.
Enfin !
Quand je dis ce matin,
il était presque midi !
Et l’escalier lui non plus,
n’était pas un escalier,
c’était les marches qui mènent à la Butte.
Pour tout vous dire,
je m’emmerdais tellement chez moi
que j’essayais de me lever le plus tard possible,
histoire de ne pas avoir de trop longues journées
à me torturer les méninges.
De plus je ne voyais pas les gens “normaux”,
ceux qui promènent leur chien,
qui achètent leur baguette…,
j’étais comme dans une bulle,
mais elle je la voyais.
Je la vois,
le visage marqué par la rue,
c’est une SDF,
toujours très propre sur elle.
J’y voyais peut-être la liberté ?
Mais le prix de la liberté c’est parfois cher :
la queue au restaurant gratos,
c’est en haut des marches,
la queue en d’autres endroits
c′est pas toujours en très bonne compagnie,
la queue encore et encore…
Et la “ manche ” même discrètement,
c’est pas toujours facile.
Et le temps, la météo j’entends,
a une prise incroyable sur le corps.
Mais !
Faut dire qu’à ce moment là,
j’avais le moral dans les godasses.
Que j’aurais fait n’importe quoi
pour me sentir mieux ?
N’importe quoi ? Oui ! Peut-être !
J’ai réussi finalement à échapper,
un peu, à cette morosité.
Me suis-je aperçu que…
j’approchais un peu trop près du bord (gouffre ?)
ou me suis-je dit que…
les autres seraient trop contents
dans le style : “ Je vous
l’avais bien dit ” ?
Un matin,
et c’était vraiment un matin,
j’ai repris ma plume.
Elle était bien un peu rouillée mais
je lui ai retrouvé un peu de son brillant ;
quant à ma main, rouillée, elle ne l’était pas.
Et… chose bizarre,
ça fait longtemps que je ne l’ai pas vue. [1]
Chose encore plus bizarre,
je commence à voir mes voisins de quartier.
[1] Aux dernières nouvelles, et depuis presque deux ans,
elle purge une peine de prison pour avoir tué son mari.
Encore un drame de la rue sous l′emprise de l′alcool.
09 avril 2009
Croqués
Feuilles de… choux !
En deux temps,
trois mouvements mais…
en moins de temps
qu’il ne m’en faut pour le dire.
Dans le métro,
le crayon volait rapidement
sur les pages du journal,
l’affaire était vite bâclée et
la page rapidement tournée.
Mots croisés ?
Mots fléchés ?
Grille de Sudoku ?
Non !
Au fusain,
c’est le portrait d’une voyageuse
qui était croqué
sur ce drôle de cahier de croquis.
Je n’ai pas pu les voir tous,
la ligne de métro était longue et…
les pages se succédaient aux pages
pour immortaliser nouveaux voyageurs
sur cet éphéméride.

Immortaliser ? Éphéméride ? Mais au juste…
que devient-elle cette feuille de choux le lendemain ?
30 mars 2009
Ambiance boîte
Années… Peace and love !
En écoutant Sweet child in time des Deep Purple.
C′était en 1970 ! Et il me souvient…
-
Lumières de toutes les couleurs
se reflétant sur boules à facettes miroir,
petits éclairs de lumières dans l′ambiance enfumée.
Coups de projecteurs fluo lumière violette,
pas intérêt à avoir des pellicules.
De temps à autres des stroboscopes
pour donner un effet saccadé de film muet.
-
Le groupe c′était…
un batteur,
un orgue électronique,
un guitare basse,
une guitare solo souvent chanteur
Pour les guitares rajouter vibrato et pédale wah-wah,
pour l′ensemble, une sono poussée au maximum.
-
Les filles c′était mini-jupe,
chemisier transparent sans sous-tif,
années post 68 Peace an love oblige.
Les gars c′était pantalon jean patte d′eph,
chemise cols pointus d′au moins 15 cm.
-
But de la soirée,
pour les gars s′emballer une minette,
pour les filles se trouver un mec !
-
C′était une ambiance boîte de nuit qui a duré
jusqu′à la fin (ou presque) des années soixante-dix !
-
Dans le style de cette vidéo !
-
-
Deep Purple — Sweet Child in time — 1970 la chanson pas la vidéo !
-
Sweet child in time,you′ll see the line
The line that′s drawn between the good and the bad
See the blind man,he′s shooting at the world
The bullets flying,they′re taking toll.
If you′ve been bad,Lord i bet you have
And you′ve not been hit by flying lead
You′d better close your eyes
You′d better bow your head
Wait for the ricochet
Oooh
I′m crying for yoy day and night
Oooh
Aaah
I wanna hear you say
Aaah
Sweet child in time,you′ll see the line
The line that′s drawn between the good of us and the bad of us
See the blind man,he′s shooting at the world
The bullets flying,they′re killing everyone
If you′ve been bad,Lord i bet you have
And you′ve not been hit by flying lead
You′d better close your eyes
You′d better bow your head
Wait for the ricochet
Oooh
I wanna be inside you
Oooh
Aaah
I gotta hear you sing
Aaah
D′un peu meilleure qualité sonore !
Traduction (hum !)
Gentils enfants dans le temps
Doux enfant dans le temps
Tu verras la ligne
La ligne dessinée entre
Le bien et le mal
Regarde l′homme aveugle
Tirer sur le restant du monde
Des balles volantes
Criblant d′impacts [1]
Si tu as été mauvais
Seigneur je parie que tu l′as été
Et que tu as été frappé
Par le vol de plomb
Tu ferais mieux de fermer les yeux
Et de t′incliner
Et d′attendre le ricochet
[1] Littéralement faire beaucoup de victimes
01 février 2009
Je suis soul, saoul, sous, …
Marie Christine ! Nougaro !
Je suis sous, sous, sous
Sous ton balcon
Comme Roméo
Oh Oh Marie-Christine
Je reviens comme l′assassin
Sur les lieux de son crime
Mais notre amour n′est pas mort
Hein? dis-moi que non
Depuis que l′on s′est quitté
Je te jure que j′ai bien changé
Tu ne me reconnaîtrais plus
Et d′abord je ne bois plus
Je suis rond, rond, rond
Rongé d′remords
J′suis un salaud
Oh Oh Marie-Christine
Je t′en prie encore une fois
Montre-toi magnanime
Donne-moi une chance encore
Dis! recommençons
En moi il y a du bon aussi
Ne m′fais pas plus noir que j′suis!
J′suis bourré, bourré, bourré
De bonnes intention
J′ai trouvé du boulot
Oh Marie-Christine
C′est sérieux, j′ai balancé
Mon dictionnaire de rimes
Je n′écris plus de chansons
Non! j′travaille pour de bon
Mes copains que tu n′aimais pas
Maintenant ils rigolent sans moi
D′ailleurs j′te les ai amené
Tu n′as qu′à leur demander
On est sous, sous, sous
Sous ton balcon
Comme Roméo
Oh Oh Marie-Christine
Ne fais pas la sourde oreille
A ce cri unanime
Je t′en supplie mon trésor
Réponds! Réponds!
Marie-Christine
Ne me laisse pas seul
Bon! Puisque c′est ça
Je vais m′saouler la gueule!
Dans le titre : soul pour soul music “musique de l′âme”
Dédié à un couple célèbre, Jean & Catherine,
célèbre mais local, très local.
Un autre lien sympa sur le même sujet !
04 janvier 2009
Fêtes moi ça et …
Prises de becs !
Catherine est une femme à l′abord [1] assez agréable
mais qu′il vaut mieux éviter d′aborder quand
elle est sous l′emprise [2] de la boisson,
ces boissons fortes dont elle s′éprend facilement.
Elle a alors le verbe assez haut et
peut facilement rabattre le caquet [3] à qui a le malheur de lui rétorquer [4].
Ce fut le cas il y a quelques jours quand,
co-pieusement imbibée
mais pas plus que de coutume,
elle a clos le clapet [5] à plus grand qu′elle !
Et Pierre [le grand] n′a pas pu, lui, lui rétorquer [4], aurait-il été vexé ?
Quelques jours plus tard il m′a envoyé ce mail :
Je te donne des nouvelles de Catherine.
Après avoir essuyé un refus de Philippe,
elle est partie et a remonté la rue du chemin vert jusqu′au prochain troquet.
Pas de client à emmerder mais une bibine servie par le patron…
Ouf ! Catherine a pu trouver du carburant et remonter la rue jusqu′au
métro Père Lachaise !!!
Suite de l′épisode “Catherine de retour dans le onzième” la semaine prochaine.
Ce jour là, il est vrai que Catherine était comme d′habitude imbibée !
Comme d′habitude mais pas plus !
Et pourtant ce n′était qu′un dimanche et
non pas la sortie d′un de ses rendez-vous en désintox [6]
rendez-vous qu′elle a coutume à très vite noyer le souvenir au bistrot du coin !

À ce mail ma réponse a été !
Attention ! Après la mort de Pierre le Grand en 1725,
sa femme monta sur le trône en tant que Catherine 1ère de Russie et mourut deux ans après.
Tel est pris qui croyait prendre !
Toute ressemblance avec des personnages existants ou ayant existé ne pourrait être que fortuite [7]
Pour toutes les choses [signalées par des crochets] mon dictionnaire me dit :
[1] À l′abord; dès l′abord; au premier abord; de prime abord: dès la première rencontre; par extension à première vue, tout de suite. “Monseigneur surprenait à l′abord par les grands traits pâles de son visage” (France). Au premier abord, le problème paraît insoluble. A priori. “Cet homme, au premier abord un peu fermé” (Goncourt). “Elle avait deviné de prime abord qu′ils avaient en commun bien des rancunes” (Green).
[2] Domination intellectuelle ou morale, ascendant, autorité, empire, influence. Avoir de l′emprise, exercer son emprise sur quelqu′un. Être sous l′emprise de quelqu′un, de quelque chose. État résultant de la consommation répétée d′une substance toxique, qui se caractérise par le besoin de continuer la prise et d′augmenter les doses.
[3] Gloussement de la poule quand elle pond. Au figuré, bavardage indiscret, intempestif, babil. Quel caquet ! Rabattre, rabaisser le caquet à quelqu′un, l′obliger à se taire, le remettre à sa place (Clouer le bec). Cela lui rabattra le caquet. “Il n′y a personne pour rabattre l′impudent caquet de sa vanité” (Larbaud).
[4] Retourner contre son adversaire les raisons, les arguments, les preuves dont il s’est servi.
[5] Familier, bouche (qui parle). Ferme ton clapet : tais-toi !
[6] Désintoxication : traitement qui a pour but de guérir une intoxication ou d′obtenir d′un(e) alcoolique ou d′un(e) toxicomane qu′il se désaccoutume progressivement de l′alcool ou des stupéfiants. Cure de désintoxication, sevrage.
[7] Formule par laquelle l′auteur d′une fiction se défend d′avoir dépeint des personnes réelles,
toujours selon mon dictionnaire.
L′alcool dégrise. Après quelques gorgées de cognac, je ne pense plus à toi.
Marguerite Yourcenar — Citation via evene !

09 décembre 2008
Se souvenir…
D’avoir oublié !
C’est ce que fait assez souvent cette figure
de mon quartier,
j′en avais déjà parlé ici mais pas trop en bien !
Un soir, dans son bistrot habituel,
il a annoncé qu’après avoir changé de pantalon,
il avait oublié son porte-monnaie et donc
qu’il serait obligé de partir sans payer
mais que
sans faute “parole d’homme” le lendemain ce serait réglé !
Le lendemain se passa mais le client s’il brilla,
ce ne fut que par son absence.
En effet, se souvenant que la veille
il avait oublié… de payer, il s’est dit
— se n’est pas la première fois —
qu’en ne passant pas un jour ou deux,
sa note tomberait, sait on jamais, aux
oubliettes.
Heureusement pour lui !
Il est tellement connu dans le quartier,
ses tentatives de triches sont tellement
prévisibles
qu’on le pardonnerait presque !
19 octobre 2008
20h45 …
Station de bus !
Il fait noir !
![]() |
Elle, le bébé dans les bras, les bras croisés, croisés de façon à pouvoir utiliser… son téléphone portable. Téléphone portable qu′elle tenait à la main et que, pour rien au monde, elle n′aurait lâché ! |
C′est beau l′amour maternel !
Ça faisait longtemps (Suivez le tag: téléphone portable)
— j′aime bien les observer ces petites bêtes —
que je n′avais plus parlé de téléphone portable !

